Un bébé arrive et votre deux-pièces devient trop petit. Jusqu'ici, si vous étiez déjà propriétaire, le prêt à taux zéro vous était fermé. Le projet de budget 2027, présenté en Conseil des ministres le 30 septembre, prévoit un nouveau « PTZ Parentalité » pour aider les familles à acheter plus grand. Voici ce que l'on sait, et ce qui reste à confirmer.
PTZ Parentalité : ce que prévoit le budget 2027
Annoncé par le Premier ministre le 17 septembre, puis confirmé par le ministre du Logement Vincent Jeanbrun le 20 septembre, le PTZ Parentalité est un prêt sans intérêt destiné aux ménages qui attendent ou viennent d'avoir un enfant. Il serait accessible dès la grossesse et jusqu'aux 3 ans de l'enfant, pour acheter un logement neuf ou ancien.
Sa grande nouveauté : il ne serait pas réservé aux primo-accédants. Un couple déjà propriétaire d'un appartement pourrait donc y prétendre pour passer au T3 ou au T4. Les plafonds de ressources resteraient calqués sur ceux du PTZ actuel, soit par exemple 88 200 € de revenu fiscal de référence pour un couple avec un enfant à Paris. Selon la presse, le montant pourrait atteindre 180 000 € dans certaines configurations, et le prêt serait mobilisable jusqu'au 31 décembre 2027. Le gouvernement annonce par ailleurs la prolongation du PTZ classique au-delà de 2027.
Ce qui change par rapport au PTZ actuel
Le prêt à taux zéro (PTZ) en vigueur en 2026 obéit à des règles strictes. Il est réservé aux ménages qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années, sous conditions de ressources. Il finance entre 10 % et 50 % du coût de l'opération, sur 25 ans au maximum, souvent avec un différé de remboursement. Le logement doit rester votre résidence principale pendant six ans.
Un détail utile pour les familles : ce PTZ est transférable. Si vous revendez pour acheter plus grand, vous pouvez conserver le capital restant dû sur votre nouveau logement. Le PTZ Parentalité viendrait s'ajouter à cet outil, avec un critère nouveau, la naissance, et sans la condition de première propriété.
Ce que ça change concrètement pour votre projet
Prenons un couple propriétaire d'un T2, qui attend son premier enfant et vise un T3 neuf. Aujourd'hui, il finance la totalité de son achat au taux du marché, autour de 3,5 % sur 20 ans en septembre 2026. Sur 100 000 € empruntés à ce taux, les intérêts représentent environ 39 000 € sur la durée du prêt. Si le PTZ Parentalité couvrait cette part, l'économie serait de cet ordre. Et pendant le différé, la mensualité globale serait allégée au moment où les dépenses familiales augmentent.
Dans un logement neuf, cet avantage se cumule avec ceux que vous connaissez déjà : frais de notaire réduits, aucun travaux à prévoir, charges maîtrisées grâce à la réglementation RE2020.
Les points à surveiller avant de compter dessus
- Rien n'est voté. Le texte doit être adopté par le Parlement d'ici la fin de l'année, puis précisé par décret : montant, âge de l'enfant, cumul avec le PTZ classique.
- Les banques restent libres. Comme pour le PTZ actuel, elles peuvent le distribuer, mais n'y sont pas obligées.
- Aucune rétroactivité. Une vente signée avant l'entrée en vigueur n'ouvrira pas droit au nouveau prêt. En attendant, seul le PTZ 2026 est un droit exigible.
Et maintenant ?
Si votre famille s'agrandit, le calendrier joue en votre faveur : un appartement neuf réservé aujourd'hui sur plan est livré dans 18 à 24 mois, le temps pour le dispositif d'entrer en vigueur et pour votre enfant de grandir. Découvrez nos programmes neufs en cours de commercialisation : nos équipes vous présentent nos résidences et leurs appartements familiaux.
Photo : Alena Darmel / Pexels
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